Les députés demandent l'évacuation des points chauds des îles grecques pour arrêter la propagation du COVID-19

Les députés demandent l'évacuation des points chauds des îles grecques pour arrêter la propagation du COVID-19

25 mars 2020 0 Par Village FSE

Alors que l'île de Lesbos a confirmé son premier cas de COVID-19, les députés exhortent la Commission européenne à évacuer les camps de migrants, les soi-disant «points chauds» sur les îles grecques, car les mauvaises conditions d'hygiène et de vie pourraient transformer la crise humanitaire en un problème public problème de santé.

Les hotspots surpeuplés, qui accueillent actuellement des milliers de migrants, dépassant largement le nombre que leurs capacités peuvent se permettre, rendent impossible toute mesure de lutte contre le virus, comme l'isolement et la distanciation sociale.

Dans une lettre envoyée au commissaire à la gestion des crises, Janez Lenarčič, le président de la commission des libertés civiles Juan Fernando López Aguilar, du groupe des socialistes au Parlement européen, a exhorté la Commission à procéder à «l'évacuation préventive des groupes les plus vulnérables du dans les îles grecques. « 

L'eurodéputé espagnol a appelé à la coordination d'une « réponse européenne commune », avant que la situation ne devienne « ingérable », ce qui risquerait de faire exploser le bilan des morts. Il a également souligné que les installations de soins intensifs de Lesbos étant extrêmement limitées et que les équipements de santé nécessaires ne sont pas actuellement disponibles, la Commission doit augmenter ses ressources financières pour la fourniture de soins médicaux.

Le 17 mars, le ministère grec des migrations et de l’asile a annoncé des mesures de protection pour empêcher une épidémie de COVID-19 dans les centres d’accueil et d’identification (RIC) des îles pour les demandeurs d’asile et les migrants. Celles-ci comprennent la suspension de 14 jours des visites, y compris celles des agences et organisations fournissant des services essentiels, des activités de loisirs et éducatives à l'intérieur des camps, et la restriction des mouvements non essentiels, à l'intérieur et à l'extérieur du hotspot.

On estime que plus de 42 000 demandeurs d'asile vivent dans les camps de migrants, dont 26 000 sont hébergés dans le hotspot de Moria. Ce dernier devant accueillir 3 000 personnes, les migrants se trouvent déjà dans une situation sanitaire précaire en raison des conditions de vie difficiles.