Le ministère du Travail italien dénonce l'accord entre une entreprise de livraison et un syndicat d'extrême droite – POLITICO

Le ministère du Travail italien dénonce l'accord entre une entreprise de livraison et un syndicat d'extrême droite – POLITICO

17 septembre 2020 0 Par Village FSE

L'accord de travail visait à éviter la reconnaissance des livreurs de nourriture en tant qu'employés | Albert Pizzoli / AFP via Getty Images

Le ministère a déclaré à Assodelivery – qui représente notamment Uber, Deliveroo, Glovo et JustEat – que son accord avec UGL n'est pas valide.

Par

Actualisé

Le ministère italien du Travail a critiqué jeudi un accord entre les plateformes de livraison de nourriture et l'UGL, un petit syndicat affilié à l'extrême droite.

Dans une lettre datée jeudi et obtenue par POLITICO, le ministère a déclaré à Assodelivery – qui représente notamment Uber, Deliveroo, Glovo et JustEat – que son accord avec UGL n'est pas valable car le syndicat ne représente pas suffisamment les livreurs italiens.

La lettre a également fait valoir que l'accord n'est pas conforme à une loi du travail de 2019 qui oblige les entreprises de livraison à payer un salaire horaire; L'accord d'Assodelivery ne garantit que les paiements par livraison.

L'accord de travail visait à éviter la reconnaissance des livreurs de nourriture comme des employés, ce qui est probable si les syndicats et les livreurs ne parviennent pas à une convention collective d'ici novembre, date à laquelle le gouvernement interviendra pour dicter les conditions.

Les trois plus grands syndicats italiens n'ont pas encore signé d'accord avec les entreprises de livraison.

Ces « dispositions contractuelles relatives à la rémunération pourraient être considérées, sous contrôle juridique, contra legem (contre la loi) », a écrit le ministère.

L'accord, annoncé mercredi, a été critiqué par d'autres syndicats et universitaires qui soutiennent que la reconnaissance des travailleurs de chantier en tant qu'employés doit être la base d'une convention collective de travail.

Les plus grands syndicats italiens CGIL, CISL et UIL avaient décrété l'accord comme une «fausse amélioration», car il traitait les coureurs comme des travailleurs autonomes et menaçait de faire grève et de le contester devant les tribunaux, ont-ils écrit dans un communiqué mercredi.

L'opinion du ministère, bien que politiquement significative, n'est pas nécessairement contraignante. La validité de l'accord est susceptible d'être testée devant les tribunaux.