Coronavirus: une bagarre sur les plages en Belgique appelle à limiter les visiteurs | Belgique

11 août 2020 0 Par Village FSE

Le gouvernement belge a exclu d’annuler les trains à destination du bord de mer après qu’une bagarre d’un week-end à la plage ait incité les maires locaux à demander des limites de visiteurs sur la côte.

Les politiciens locaux de la bande côtière de 65 km de Belgique ont appelé à l'action après que la police a affronté des dizaines de jeunes, qui avaient dérangé d'autres vacanciers, sur une plage de Blankenberge samedi. Certains jeunes ont jeté du sable au visage des gens et utilisé des parasols comme projectiles contre la police. Trois Bruxellois ont comparu lundi devant un juge accusés de voies de fait et de coups et blessures.

Les larges plages de sable de la Belgique bordées d'immeubles en béton unissent le pays dans l'affection, mais les autorités côtières craignent qu'un afflux de touristes augmente les risques de coronavirus.

Le ministre fédéral belge de la mobilité, François Bellot, a cependant rejeté les appels des maires pour limiter le nombre de trains ou de passagers se rendant sur la côte.

Police au commissariat de Blankenberge le week-end dernier.
Police au commissariat de Blankenberge le week-end dernier. Photographie: Kurt Desplenter / Belga / AFP / Getty Images

Il a déclaré que ni lui ni la société nationale des chemins de fer, la SNCB / NMBS, n'avaient le pouvoir d'annuler des services sans raisons valables. «Arrêter les trains va à l'encontre des conseils du groupe d'experts et de scientifiques corona qui nous ont fait appel pour une offre maximale (de services ferroviaires) pour réduire les risques et permettre une distanciation sociale», a-t-il déclaré à la chaîne nationale francophone RTBF.

Plusieurs autorités locales, préoccupées par l'afflux de touristes, ont fait leurs propres démarches. La station balnéaire haut de gamme de Knokke-Heist a interdit les excursions d'une journée pendant la durée de la canicule, tandis que Blankenberge a introduit une interdiction d'une journée dimanche, à la suite de la bagarre.

Le maire d'Ostende, Bart Tommelein, a déclaré que 15 000 personnes étaient arrivées dans la ville samedi, avec des trains fonctionnant à pleine capacité ou au-delà. «C'est ingérable», a-t-il déclaré aux médias locaux.

Les autorités locales affirment être des stations de surveillance et des plages et n'hésiteront pas à appeler la police si nécessaire. Depuis le mois dernier, il est obligatoire de porter des masques sur le front de mer, mais pas sur la plage.

Les experts ont averti que les limites des excursions d'une journée toucheraient plus durement les personnes à faible revenu, sans les moyens de rester dans des hôtels ou des résidences secondaires. Les interdictions de plage étaient «une double, voire une triple sanction» pour les familles ouvrières, a déclaré Jean-Michel Decroly, professeur de géographie et de tourisme à l'Université libre de Bruxelles (ULB). Les familles à revenus modestes ont été les plus touchées par le verrouillage, souffrent maintenant de la vague de chaleur et se lassent des restrictions relatives aux coronavirus, a-t-il déclaré au Soir.

Les cas de coronavirus ont augmenté dans toute la Belgique, mais à un rythme plus lent que le mois dernier. Les dernières données hebdomadaires montrent une augmentation de 11% des cas, contre 58% à la mi-juillet. Au cours de la semaine précédant le 7 août, il y a eu en moyenne 588 nouveaux cas par jour, avec des décès quotidiens moyens en chiffres simples.

Au plus fort de la pandémie en mars et avril, il y avait entre 1 000 et 1 700 nouveaux cas par jour et entre 300 et 400 décès.