A Berlin, Sánchez s'engage à « tout faire pour parvenir à un accord » lors du sommet de l'UE – EURACTIV.fr

A Berlin, Sánchez s'engage à « tout faire pour parvenir à un accord » lors du sommet de l'UE – EURACTIV.fr

16 juillet 2020 0 Par Village FSE

Juste avant le sommet du Conseil de l'UE du 17 juillet, les dirigeants des pays de l'UE qui ont le plus souffert de la pandémie de coronavirus rencontrent la chancelière allemande Angela Merkel, la politicienne sur laquelle ils placent leurs espoirs pour une reprise rapide. Reportage d'EURACTIV Allemagne.

Après que le Premier ministre italien Giuseppe Conte a rencontré Merkel en Allemagne lundi 13 juillet, ce fut au tour de l'Espagne. Merkel a reçu Pedro Sánchez à la Chancellerie. Avant leur conversation dans la soirée, les deux ont parlé à la presse.

Comme Conte, Sánchez a appelé à la hâte dans les négociations sur le budget de l'UE et le fonds de relance, qui pourraient toutes deux être décidées par le Conseil des 27 dirigeants européens à Bruxelles ce week-end. L'Espagne « fera tout son possible pour parvenir à un accord », a-t-il déclaré.

« Juillet doit être le mois de l'accord », a-t-il ajouté. Si la décision devait être reportée, elle aggraverait considérablement la crise et ses conséquences.

Pour l'Italie, le temps presse, explique Conte à Merkel

Cinq jours avant un sommet de l'UE qui pourrait adopter un budget historique de l'UE et un fonds de relance, le Premier ministre italien Giuseppe Conte a rencontré Angela Merkel à Berlin. Les deux soutiennent un généreux fonds d'aide et veulent tous deux un accord ce week-end. Mais pour Conte, la survie économique de son pays est en jeu. Reportage d'EURACTIV Allemagne.

Conseil de l'UE: tout est encore ouvert

Sánchez a plaidé pour la justice sociale dans la crise. Dès qu'un vaccin contre le coronavirus est disponible, il doit être disponible pour tout le monde. La pandémie a également montré la valeur du modèle européen de l'État providence et du système de santé publique.

Il a remercié Merkel pour son soutien et sa solidarité.

C'est surtout une initiative de Merkel, en collaboration avec le président français Emmanuel Macron, qui a donné à l'Espagne et à l'Italie la perspective d'une reprise relativement rapide. Ils ont été les premiers à plaider publiquement en faveur d'un fonds de relance, qui consisterait en grande partie en subventions directes.

Il reste à voir si un accord sera conclu ce week-end. Alors que Conte et Sánchez poussent, Merkel a dit à plusieurs reprises qu'elle l'espérait, mais a tout aussi souvent évoqué les profondes divisions entre les États sur lesquels des ponts doivent encore être construits.

En fait, la ministre autrichienne de l'UE, Karoline Edtstadler (ÖVP), a souligné lors des discussions avec EURACTIV Allemagne qu'elle ne pouvait « pas imaginer » qu'un accord pourrait être conclu ce week-end.

L'Autriche fait partie des «quatre économes» qui réclament une part plus élevée des prêts (la proposition actuelle prévoit un tiers) et des sommes globalement plus faibles dans le budget de l'UE et le Fonds de relance. Les quatre États «frugaux» comprennent également la Suède, le Danemark et les Pays-Bas.

(Édité par Zoran Radosavljevic)